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Comité de Soutien des Peuples en Luttes
Dimanche 31 décembre 2006

L’assassinat de Saddam Hussein est un triple crime.

 

C'est un crime sur un plan légal ! Car Saddam Hussein, sur le plan des règles internationales, est toujours le président irakien. Il a été capturé par une armée d’occupation au terme d’une guerre illégale, non  reconnue par l’ONU et basée sur des mensonges. De plus, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont reconnu que son procès avait été totalement inéquitable.

C'est aussi un crime sur le plan de l’éthique ! Car avoir filmé et diffusé les images de son exécution démontre le mépris des autorités américaines et irakiennes pour les belles règles qu’elles prétendent défendre. Souvenons-nous des hurlements lorsque, pendant l'invasion, la télé irakienne de l’époque avait montré les visages de prisonniers de guerre américains. A ce moment, il s’agissait d’un traitement dégradant. Montrer l’exécution de Saddam Hussein, c’est quoi alors ?

C'est enfin un crime sur le plan géopolitique ! Car outre le fait qu’on ait assassiné celui qui avait si longtemps, été l’ami de l’Occident ; l’assassinat de Saddam Hussein, qui devient ainsi un martyr, va alimenter encore un peu plus le sentiment de haine et de soif de revanche qu’une partie du monde arabo-musulman cultive contre l’Occident en général.

En fait, chaque action des USA au Moyen Orient, augmente les risques d’actes de terrorisme partout dans le monde et contre l’Europe (associée aux USA) en particulier.

Plus que jamais, les seules armes de destruction massives dangereuses pour la paix mondiale, ce sont les Etats-Unis d’Amérique !

Par CSPL - Publié dans : cspl
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Lundi 25 décembre 2006

Le désastre politico-militaire dans lequel les USA sont embourbés en Irak démontre à quel point, NATION avait raison dès le début de cette lamentable affaire.

Raison lorsque nous disions qu’il s’agissait d’une guerre injuste et illégale.

Raison lorsque nous disions que derrière de faux prétextes moraux, la vraie raison de cette guerre était l’enrichissement de quelques compagnies multinationales.

Raison lorsque nous disions que cette guerre allait déstabiliser toute la région.

Raison lorsque nous disions que la destruction du régime socialise, laïc et national du parti Baas allait faire le jeu des islamistes.

Raison de dire que la population irakienne paierait une nouvelle fois le prix fort de cette folie.

Raison de dire que cette guerre risquait d’amener le terrorisme en Europe.

Raison, enfin, de dire que les USA n’étaient pas aussi surs de la victoire que certains ne le prétendaient. Les sourires narquois de quelques droitistes pro-US au début de l’occupation US se sont d’ailleurs vite transformés en rictus suite à l’efficacité de la résistance irakienne.

 

 Cette résistance, rappelons-le, qui n’a que peu à voir avec Al Quaida (contrairement aux dires des USA toujours prompts à agiter cet épouvantail) mais qui est menée selon les préceptes de la guerre de partisans rendue possible grâce à l’organisation et l’implantation du parti Baas au sein de la population. Parti qui a toujours défendu des positions sociales et patriotiques dans lesquelles tout nationaliste européen peut se retrouver.

  

 Les résistants irakiens sont un formidable exemple d’espoir pour tous les nationalistes européens. Ils démontrent que tout est possible, tant qu’on a la foi, l’énergie et l’envie de se battre et surtout l’esprit de sacrifice.

 

L’envie de se battre et l’esprit de sacrifice : deux notions que les nationalistes européens doivent ABSOLUMENT retrouver (ici dans un cadre purement politique et militant bien entendu) s’ils veulent efficacement mener la résistance.

 

www.nation.be

Par Communiqué du Mouvement NATION - Publié dans : cspl
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Samedi 23 décembre 2006

Certains, au sein de la mouvance nationaliste européenne, essaient de résumer  la situation au Liban à l’opposition entre chrétiens et musulmans. D’un côté, les très gentils chrétiens voulant l’indépendance du Liban et de l’autre, les très méchants musulmans voulant faire du Liban, un état islamiste aux ordres des islamo-fascistes d’Iran et de Syrie. 

Malheureusement, cette surenchère dans le « politiquement correct malgré tout un peu correct » est une erreur non seulement  stratégique mais aussi factuelle.

Ce qui se passe au Liban n’est pas une opposition entre des religions ou des modèles différents de civilisation mais bien la lutte entre deux blocs, comprenant chacun des chrétiens et des musulmans.

Le premier bloc reprend la majorité parlementaire actuelle (élue avant la dernière guerre israélo-libanaise) et soutient le premier ministre Siniora. On y retrouve les chrétiens des Forces Libanaises et une partie du Parti Kartaeb (les Phalanges) mais aussi de nombreux responsables musulmans sunnites et principalement les proches de l’ancien premier ministre Hariri dont l’assassinat en février 2005 a bouleversé les cartes politiques au Liban. Rappelons que Hariri avait les faveurs du régime saoudien. Ce bloc est ouvertement pro-américain.

En face, on retrouve des musulmans (principalement chiites) avec le Herzbollah et le parti Amal mais aussi le parti chrétien du général Aoun (Courant Patriotique libre). Aoun fut chef de l’armée libanaise et premier ministre jusqu’à qu’il soit chassé du pouvoir en 1990 après avoir perdu sa guerre de libération conte la Syrie. Faisant figure de héros de la résistance anti-syrienne, sa coalition avec le Herzbollah montre bien que le problème libanais actuel ne se base pas sur un fond communautaire mais bien entre les pro-USA et anti-USA. A noter que certains éléments des Kataeb (Phalanges libanaises) soutiennent aussi cette coalition anti Siniora.

Il est regrettable que certains, au sein de notre propre mouvance, n’aient pas dépassé les vieux schémas libanais des années 70 et passent sous silence, les positions de plusieurs partis et dirigeants chrétiens.

Effaçons donc cette lacune et expliquons qui sont ces chrétiens libanais dont personne ne parle

Michel Aoun

Chrétien maronite, de famille modeste et très religieuse, il fréquente des écoles catholiques. Il termine ses études en 1956 et s'engage à l'Académie militaire comme officier cadet. Trois ans plus tard, il obtient le grade d'officier d'artillerie au sein de l'armée libanaise

Lors de l'invasion du Liban par Israël en 1982, Aoun, alors lieutenant-colonel, mobilise un bataillon armé pour défendre le palais présidentiel de Baabda, craignant qu'il ne soit l'objet d'attaques. Puis, lors de la guerre civile libanaise, en septembre 1983, la 8e brigade d'Aoun combat avec succès les milices alliées druzes (Walid Joumblatt), palestiniennes et syriennes dans la bataille de Souq el-Gharb. En juin 1984, Aoun est nommé commandant en chef de l'armée libanaise.

En septembre 1988, le président sortant Amine Gemayel désigne Michel Aoun comme premier ministre jusqu'à la tenue de nouvelles élections.

Le premier ministre démissionnaire Salim El-Hoss s'oppose à Aoun sous la pression de la Syrie. Deux gouvernements sont formés, un gouvernement civil tenu par al-Hoss à Beyrouth-Ouest, et un militaire dirigé par Aoun à Beyrouth-Est.

Suite aux attaques et aux attentats répétés de l'armée syrienne, Aoun lance la "guerre de libération" le 14 mars 1989. Dans les mois qui suivent, l'armée libanaise d'Aoun et les forces syriennes s’opposent dans des combats à Beyrouth.

La position de Aoun se détériore lorsque Saddam Hussein lance l'invasion du Koweit le 2 août 1990. Les États-Unis recherchent le soutien des pays arabes pour légitimer leur intervention et le président syrien Hafez el-Assad se range alors à leurs côtés. En retour, les États-Unis acceptent tacitement que la Syrie prenne le contrôle du Liban. Le 13 octobre 1990, Hafez el-Assad, allié depuis le mois d’août des Américains, des Britanniques et des Français dans le conflit du Golfe, lance ses troupes à l’assaut des régions contrôlées par Aoun et du Palais Présidentiel.

Vaincu militairement et abandonné par les Occidentaux, Aoun part en exil en France. Empêché par les autorités françaises d'exercer toute activité politique, Michel Aoun lance par procuration un parti politique, le Courant patriotique libre qui n'aura de cesse d'œuvrer pour la libération du Liban de l'occupation syrienne.

En 2003, le candidat du CPL s'approche de façon inattendue de la victoire dans une élection clé dans la circonscription de Baabda-Aley avec le soutien de figures politiques opposées à l'occupation syrienne telles Solange et Nadim Gemayel (la veuve et le fils de l'ancien Président Béchir Gemayel, qui fut assassiné en 1982.

Aoun se rend à Beyrouth le 7 mai 2005 après 15 ans d'exil en France. Le 14 juin 2005, Michel Aoun est élu député de Kesrouan du Mont-Liban. Son bloc parlementaire comporte actuellement 21 députés.

Le 6 février 2006, et après plusieurs mois de négociations entre le CPL et le Hezbollah, le général Michel Aoun rencontre Hassan Nasrallah (secrétaire général du Hezbollah) pour signer un document d'entente de 10 points concernant directement l'avenir du Liban.

Le 1er décembre 2006, Michel Aoun, en qualité de porte parole de toute l'opposition appelle à la démission du gouvernement Siniora lors d'une manifestation réunissant 800 000 personnes.

Les Kataeb

Les Phalanges libanaises (Kataëb) ont été fondées en 1936 par Pierre Gemayel. Lors de la guerre civile, les Phalanges constitueront une des principales milices libanaises.

En 1975, le mouvement revendique 80 000 adhérents. En 1982, alors qu'Israël envahit le Liban, Béchir Gemayel, leader de fait des Phalanges, est élu président. Mais il est assassiné le 14 septembre 1982. Son frère Amine Gemayel est élu à sa place. Par après, suite à des dissensions au sein du camp chrétien et aux pressions syriennes, Amine perdra le pouvoir.

Récemment, au sein du parti, les divisions se sont accentuées à propos du soutien au gouvernement en place. Une partie des Kataeb a d’ailleurs participé aux manifestations monstres de l’opposition contre le premier ministre Siniora et des anciens proches de Bechir Gemayel se sont rapprochés récemment du général Aoun.

 

 

   

  
Par CSPL - Publié dans : cspl
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Mercredi 20 décembre 2006

On dit que l’histoire se répète ? C’est souvent vrai. Tant dans les événements historiques que dans les évolutions politiques.

En Palestine occupée, quels que soient les gouvernements israéliens en place, c’est toujours le même schéma de mort et de répression envers le peuple palestinien. Bombardements, massacres, exécutions, brimades se multiplient sans aucune réaction de l’opinion publique internationale. Comme toujours…

En Irak, les Etats-Unis, après avoir violé les lois internationales, poursuivent une politique catastrophique qui ruine le pays et exacerbe les haines anti-occcidentales comme cela s’est souvent produit dans d’autres pays. Tout ceci dans une quasi indifférence de l’opinion mondiale. Comme toujours…

En Europe, sur un autre plan, c’est aussi un éternel recommencement. Les sirènes sionistes reviennent régulièrement tenter les forces nationalistes et/ou identitaires, après avoir échoué à les détruire. Et régulièrement, notre famille de pensée retombe dans le panneau. Comme toujours…

Avec chaque fois, le fol espoir jamais concrétisé, d’être toléré voire aider dans la prise du pouvoir. Alors qu’à ce jour, ce scénario n’a jamais eu lieu et n’est sans doute pas près de se réaliser. En attendant, les sionistes recommencent à faire miroiter ce genre de mirage dans l’espoir de pouvoir utiliser les nationalistes et/ou identitaires comme infanterie coloniale au sens politique ou littéral du terme contre la racaille.

La racaille, mot magique, qui justifie tout ! En oubliant que les racailles en question, ont plus à voir avec les gangs américains qu’avec le Hamas ou le Herzbollah. En oubliant quels lobbys ont fait voté des lois qui empêchent aujourd’hui les vrais patriotes de dénoncer les abus de l’immigration. En oubliant surtout que ceux qui aident les islamistes partout en Europe (Bosnie, Kosovo, Tchétchénie) sont les USA que d’aucuns voudraient nous voir courtiser, via certains milieux sionistes.

Mais nous, nous n’avons rien oublié. Ni les bombes américaines sur la Serbie, ni les attentats des milices sionistes contre les nationalistes, ni la répression, ni la mise en place de la culture de repentance. Nous n’avons rien oublié et n’avons à nous repentir de rien. Sinon, pour certains d’entre nous, d’avoir subordonné certains engagements de type géopolitiques à la politique politicienne.

Mais devant les enjeux géopolitiques qui s’annoncent et face aux dérives de toutes sortes que nous constatons, nous pensons indispensables de lancer des Comités de Soutien aux Peuples en Lutte (CSPL).

Ces comités auront pour but d’avoir une action didactique afin d’expliquer les tenants et aboutissements des luttes anti-impérialistes partout dans le monde et en quoi, elles nous concernent bien plus que certains ne le prétendent.

Il s’agit d’une initiative de personnes agissant à titre personnel et indépendante de tous partis politiques.

Comme nous sommes conscients que notre action pourrait être mal comprise, nous voulons rappeler que nationalistes nous sommes et nationalistes, nous resterons. Toujours autant opposés à la société multiculturelle. Tellement opposés que nous refusons de soutenir ceux qui en sont les plus fervents défenseurs.

Face aux compromissions, aux mauvais calculs, à l’oubli, à la désinformation, les radicaux comptent bien faire entendre une voix différente. Comme toujours…

 

Comités de Soutien aux Peuples en Lutte (CSPL) – c.s.p.l@hotmail.com

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