Bons et mauvais otages

Publié le par CSPL

Les Occidentaux sont les premiers à dénoncer, avec raison, les prises d’otages et les enlèvements. Le problème est que cette bien compréhensible répulsion envers des actes particulièrement lâches, semble être à géométrie variable.

Et ce qu’on dénonce ici lorsque c’est commis par « l’ennemi », est occulté voire tolérer ailleurs lorsque c’est commis par « l’ami ».

Pensons ainsi aux enlèvements de suspects de terrorisme en Europe par des agents de la CIA en toute illégalité.

Rappelons un des plus anciens et méconnus cas d’enlèvement politique qui eut lieu, il y a 25 ans, au Liban. Mais de celui-ci, on n’en parle guère puisque les victimes étaient iraniennes…

En effet, en juillet 1982, le chargé d’affaires iranien Mohsen Moussavi, le diplomate Taqi Rastegar-Moqaddam, l’attache militaire Ahmad Motevasselian et le journaliste de l’Irna (agence de presse iranienne) Kazem Akhavan ont été enlévés par les hommes des Forces Libanaises de Samir Geagea qui les auraient remis à l’armée israélienne.

On n’a plus jamais eu de leurs nouvelles. Curieusement, aucune des grandes consciences occidentales ne s’est réveillée pour demander des comptes à Israël.

Mais qui cela peut-il encore étonner ?

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